Taillable et corvéable à merci

Être bon pour les corvées sur ordre et sans reconnaissance véritable.

La taille, impôt datant du XIe siècle, était au premier abord temporaire puis elle devint perpétuelle. Il existait deux tailles, la royale et la seigneuriale; cette dernière était perçue sur chaque paysan.

La corvée, quant à elle, correspondait dans la société féodale aux jours de travail dûs par les paysans à leurs seigneurs. Ces jours pouvaient se racheter par le paiement d’une redevance en argent.

Le rajout des termes “à merci” souligne le côté arbitraire de la situation.

Le serf était donc “taillable et corvéable à merci”. Aujourd’hui cette expression désigne une personne exploitée sans reconnaissance véritable de sa condition et de sa personne.

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