Remettre quelqu’un à sa place

Rappeler vertement une personne aux convenances.

L’expression “remettre quelqu’un à sa place” fait directement référence à l’ordre convenable des choses comme le montre la définition de place par Antoine Furetière en 1695:

Place, fe dit auffi d’un lieu éminent où on a droit de s’affeoir, qui marque le rang, la dignité. […] Il fçait bien garder son rang, sa place.
Place, fe dit auffi de l’ordre, ou naturelle et convenable difpofition des chofes. […] Ce meuble eft tout dérangé, remettez chaque chofe en fa place.

Antoine Furetière, “Dictionnaire universel contenant généralement tous les mots françois”, 1695

La locution “remettre quelqu’un à sa place” sanctionne sèchement le comportement d’une personne qui aurait tendance à outrepasser son devoir ou son rang et qui ferait preuve de beaucoup trop de familiarité ou d’irrespect vis-à-vis d’un quidam.

L’expression populaire équivalente - quoique particulièrement méprisante- serait: “ne pas avoir garder les vaches/ les cochons ensemble”.

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