Ramasser un gadin
Chuter.
Tomber brusquement par terre.
L’expression populaire “ramasser un gadin” est d’origine obscure. Peut-être ce terme vient-il de gadin qui signifiait “tête, vieux chapeau” en 1867. Cependant, d’aucun tire son origine d’un jeu d’adresse de 1867, le jeu de bouchon, où le gadin était le bouchon assimilé à une tête qu’il fallait faire tomber. D’autre suggère une dérivation d’un terme comme gadoue ou encore caillou.
Il y a peut-être eu l’influence du radical de gadoue (faire gadin-gadouille “tomber de cheval, 1915); la forme lyonnaise gadin “caillou” ainsi que la variante galin (Est, Sud-Est) et l’ancien normano-picard gal “caillou” (= galet) suggèrent au départ le radical cal (=caillou); “caillou” étant l’équivalent de tête.
Alain Rey, Le Robert, Dictionnaire Historique de la Langue Française,2000, “gadin””
Les derniers, comme le signalent Michel Lis et Michel Barbier dans Le Franc-Parler, suggèrent une déformation du juron anglais God ham:
Gadin est la déformation de godon, nom sous lequel en Poitou et en Aquitaine on désignait l’occupant anglais. Godon étant lui-même la déformation de God ham, juron fort prisé des Anglais et que les soldats devaient prononcer si souvent que les “occupés” les baptisèrent ainsi.
Michel Lis et Michel Barbier, Le Franc-Parler, 2005, Gadin (Ramasser un -)
En savoir plus :
- Bâcher - expression québécoise




