Faire un bide
Essuyer un échec complet.
Alain Rey précise dans son “Dictionnaire Historique de la Langue Française“, que le terme bidon, attesté en 1771, est un petit récipient en métal ou bois, portatif et fermé, utilisé au début à bord des navires, puis dans toutes sortes de situations. Ce serait par analogie de forme et par attraction probable du vocable bedon que bide entre dans la désignation familière d’un “ventre rebondi” dès 1883.
Bidon: Ventre (M.) - forme de bedon.
Lorédan Larchey, “Nouveau supplément du dictionnaire d’argot”, 1889.
C’est en 1885 que bide, apocope de bidon, désigne le ventre dans le langage populaire parisien avant de se généraliser dans toute la France dès 1900, avec l’expression “avoir du bide” pour “avoir du ventre”.
L’expression “faire un bidon” pour “s’enfuir” apparaît en 1881 et se transforme en “faire un bide” en 1950, mais est surtout utilisée dans le vocabulaire des comédiens. Michel Lis et Michel Barbier précisent dans leur livre “Le Franc-parler“, que “faire un bide” signifie se prendre les pieds dans le décor et s’étaler sur le ventre, rater sa sortie dans un théâtre, ce qui provoque immanquablement les rires, quolibets et sifflets du public, à la grande honte du comédien maladroit.
Si à l’heure actuelle, la locution “faire un bide” ne désigne plus une chute de la personne concernée, elle souligne toujours son échec. On dit aussi “faire un four”.





mars 13th, 2008 à 9:05
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