Faire florès
Avoir du succès.
Réussir brillamment.
L’expression “faire florès” est d’origine incertaine. On lui attribue deux origines possibles:
1. Elle serait directement tirée d’un roman du XVIe siècle, “Flores de Grèce, Le premier livre de la cronique du tresvaillant dom Flores de Grece“, traduit à Paris, en 1552, par Nicolas de Herberay (1500-1552). Dans ce roman, Florès de Grèce est un héros de chevalerie, brillant et élégant. Sa réputation lui aurait permis de passer dans le langage courant sous la forme de l’expression “faire florès” pour désigner une réussite brillante.
2. Elle serait tirée des “Lettres, instructions diplomatiques & papiers d’état du cardinal de Richelieu“, recueillies et publiées par M. Avenel. Collection constituée de 8 volumes édités à Paris de 1853 à 1877. Le cardinal de Richelieu définissait, en 1638, cette locution comme “faire des manifestations brillantes, des dapenses d’aclat” (“Lettres”, VI, 152).
L’origine étant incertaine peut-être cela proviendrait-il du provençal “faire flori” c’est à dire “être dans un état de prospérité”. Dans ce cas, flori vient du latin floridus (”fleuri, couvert de fleurs”), lui même dérivé de flos, floris (”fleur”), et faire à le sens de “remplir le rôle de” (sens attesté depuis le XIIe siècle vers 1172).
La définition du cardinal de Richelieu est abandonnée de nos jours. Elle a laissé place à l’idée d”’obtenir de grandes choses”” avec, en plus, une notion de quantité. Il n’est plus question de se montrer, de se “pavaner” pour briller, actuellement c’est notre réussite, notre savoir-faire qui nous apporte le succès.
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