Etre sur la sellette / Mettre quelqu’un sur la sellette
Être en position délicate.
Être exposé à la critique.
Être interrogé.
L’origine de cette expression se trouve dans un fait historique. En effet une sellette est un tabouret très bas que l’on utilisait dans les tribunaux pour y asseoir les accusés, ceci en signe d’infériorité. Cette situation donnait aux juges un avantage psychologique incontestable sur l’accusé et le mettait dans une position humiliante lors de l’interrogatoire.
Cet usage a été aboli en 1788 par le garde des sceaux Lamoignon, mais l’expression a perduré. Si aujourd’hui cette locution ne désigne plus un accusé elle reste néanmoins liée à une situation inconfortable dans laquelle on peut se trouver tels les étudiants lors des examens oraux.
Notons cependant que l’expression “mettre quelqu’un sur la sellette” (1326) qui signifiait plus spécialement interroger quelqu’un (comme un accusé) a été largement supplantée par la locution “être sur la sellette” depuis la fin du XVIe siècle pour signifier être exposé à la critique ou aux questions.
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