Etre aux abois

Être dans une situation désespérée (surtout dans le sens financier).
Être à la dernière extrémité, ne plus pouvoir se défendre.

Pour comprendre l’expression “être aux abois” il faut se replonger dans sa source originelle: la vénerie. En effet lorsque le cerf, après une longue poursuite, s’arrête épuisé sans pouvoir aller plus loin et fait face à ses poursuivants qui l’encerclent, il est “aux abois” c’est à dire entouré par les abois (aboiements) des chiens. C’est en général ses derniers instants avant l’hallali et la fin de la chasse à courre.

C’est par allusion à cette image du cerf piégé que l’on dit de quelqu’un qu’il est aux abois lorsqu’il se trouve acculé sans possibilité de se défendre, lorsqu’il est dans une situation désespérée après avoir épuisé toutes ses ressources, et qu’il est proche de la ruine ou de sa fin, il est alors à la dernière extrémité.

Alain Rey précise dans son Dictionnaire Historique de la Langue Française que l’expression “être aux abois” a quitté le monde de la vénerie pour signifier “à la dernière extrémité” en 1594. De plus le mot aboi, d’abord abai, est le déverbal (milieu du XIIe siècle) de abbayer (crier très fort), refait en aboi au XIVe siècle (1354-1376). Aboi est démotivé actuellement, remplacé par aboiement.

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1 Réponse à “Etre aux abois”

  1. Encyclopédie des expressions » Blog Archive » Sonner l’hallali écrit:

    […] des expressions « Etre aux abois Passer sous les fourches caudines […]

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