Eprouver une joie de Marsal
Joie de courte durée.
L’origine de cette expression se trouve comme suit dans le livre Le Franc-Parler de Michel Lis et Michel Barbier:
“Henri Lepage dit ceci: “En 1369, trois gentilshommes lorrains et quelques soldats déguisés en laboureurs s’étaient saisis d’une porte de Marsal, à la pointe du jour, entrèrent dans la ville et la pillèrent. Le duc Jean, ayant reçu la nouvelle de la prise de cette ville, en eut une grande joie, qui fut malheureusement de courte durée, car Thierry Bayer de Boppart, évêque de Metz, qui était alors à Vic, en ayant été averti, pria son beau-frère, Jean, seigneur de la Pierre, d’aller au secours de la place. Celui-ci entra dans la ville avec ses soldats, par une fausse porte, inconnue aux lorrains, les tailla en pièces et en prit soixante-dix qu’il fit conduire prisonniers au château de Vic. Les vainqueurs donnèrent, par dérision, à cet événement, le nom de joie de Marsal, et l’on en fit un proverbe pour désigner une joie de courte durée.”
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