Dont acte

Ce dont il est donné acte.
Ce dont il est pris acte.

Alain Rey précise dans son Dictionnaire historique de la langue française que le terme acte est attesté dès le XIVe siècle, il est emprunté au latin actum (au pluriel acta) tiré du verbe agere (faire). Il précise, en outre, que le terme acta deviendra, en latin médiéval, l’équivalent de charta (pièce juridique).

L’expression “dont acte”, utilisée de plus en plus actuellement, trouve donc son origine dans le vocabulaire du droit. En effet, la locution “dont acte” est la formule finale consacrée, avant les signatures officielles, d’un acte juridique et se trouve être l’ellipse de “ce dont il est pris acte” (l’acte étant un écrit officiel certifiant la validité d’un fait ou d’une situation comme par exemple un acte de mariage ou de naissance).

Par extension, la formule s’est invitée dans nos conversations quotidiennes pour clore une discussion en sous entendant que l’on a pris bonne note de la chose et qu’elle ne sera pas oubliée. Certaines personnes utilisent aussi l’expression “dont acte” pour mettre un terme à une discussion ou une situation difficiles en soulignant ainsi qu’ils ont pris acte des faits et qu’ils s’en rappelleront bien à propos pour se venger.

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