Carabiné (ée)
De première force, intense.
Remarquable, très fort en son genre (ironique).
Carabiné (ée), participe passé adjectivé dès 1687, vient du mot carabin qui désignait un soldat de cavalerie légère.
“Carabin. s.m. Chevau-léger armé d’une petite arme à feu qui tire avec un rouet. Ces cavaliers qui faisoient autrefois des compagnies séparées, & quelque fois des régiments, servoient à la garde des Officiers Généraux, a se saisir des passages, à charger les premieres trouppes que l’ennemi faisoit avancer, & à les harceler dans leurs postes: souvent aussi ils ne faisoient que lascher leur coup, & ils se retiroient. Il n’y en a plus guère que parmi les Gardes du corps. […]“
Antoine Furetière, “Dictionnaire universel contenant généralement tous les mots françois”, 1695.
Le mot carabiné a d’abord était utilisé en marine pour désigner une brise intermittente mais d’une violence extraordinaire , une brise carabinée, à l’image du feu des carabins, avant de prendre le sens général de “très fort” ou “intense” en 1836, puis de “très fort en son genre, remarquable” qui désigne ironiquement quelque chose de pénible.
Actuellement, quand on parle de quelque chose de carabiné, on désigne encore, de manière ironique, une chose particulièrement salée, de première force.
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